L’identification et l’accès à l’information pour une utilisation conforme des EPI sont des problématiques courantes dans l’entreprise. Chaque personne doit avoir reçu les bonnes consignes et les appliquer, quel que soit son profil (intérimaire, jeune embauché, personne expérimentée). C’est une difficulté supplémentaire lorsque les porteurs travaillent à l’extérieur chez les clients, sur des chantiers.

Côté fabricant / distributeur d’EPI, l’obligation d’information repose dans la fourniture de la notice CE qu’on retrouve dans l’emballage de chaque EPI. Cette information est parfois accessible sur internet via un QR Code fixé sur l’équipement, mais ce n’est pas une obligation pour le fabricant.

Les informations importantes dans ces notices doivent être intégrées par le service QHSE puis communiquées aux utilisateurs. C’est d’autant plus important que ces informations sont souvent mal enregistrées par les utilisateurs, car les notices finissent souvent à la corbeille après le déballage des EPI. Voyons ensemble ce qui peut être fait pour maximiser la rétention de ces informations sur le terrain.

L'information des fabricants d'équipements de protection

Derrière une fiche technique d’un produit dans un catalogue, se cachent des niveaux de protection très différents pour des normes identiques, des conditions d’utilisation, d’entretien, de contrôle, de réformes spécifiques à chaque équipement. C’est donc important de mettre à disposition l’information aux porteurs via l’identification des EPI dans un format adapté, compréhensible de tous.

Vous l’avez sans doute remarqué, le contenu des Notice CE des fabricants est souvent incompréhensible. On parle de limites d’utilisation, de validité de l’EPI par rapport à une date de péremption, de mise en service, de fabrication, une période de stockage ou d’utilisation ou d’un nombre d’entretien maximum. Parfois, l’EPI n’est soumis à aucune règle de gestion précise, c’est au porteur d’évaluer le niveau d’usure de son équipement.

Lorsqu’une nouvelle référence d’EPI est livrée, il faut réaliser un contrôle de la nouvelle notice CE. Même si l’EPI paraît identique au modèle précédent, la notice CE est unique pour chaque référence d’équipement. C’est donc nécessaire de contrôler si les règles de gestion actuelles sont impactées.

Les bonnes pratiques du service QHSE : formation et information EPI

Le DUER a permis de formaliser le choix des équipements de protection individuelle adaptés à partir des risques résiduels identifiés. L’étape suivante consiste à fournir les consignes d’utilisation de chaque EPI pour chaque poste de travail. A noter qu’à l’occasion d’un changement de référence d’équipement, on doit reprendre la nouvelle notice CE et si besoin, mettre à jour l’information destinée aux porteurs en cas de changement de règle de gestion

Tous les moyens sont bons pour communiquer sur ces bonnes pratiques ; le livret d’accueil, la formation sécurité, l’affichage sur le lieu de travail, les retours d’expériences, les supports d’informations des fournisseurs… Dans tous les cas, c’est le fruit d’une analyse des notices d’informations CE en lien avec les conditions d’utilisation prévue dans l’entreprise.

Des startups proposent des solutions innovantes pour sensibiliser à la prévention et la sécurité (Safety Management System). L’entreprise peut alors adapter sa communication au contexte de son activité. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site web de la société CIBAKA par exemple.

Une bonne identification des EPI

Aujourd’hui, il n’y a aucune obligation pour le fabricant d’exploiter un identifiant standardisé pour les EPI (code reconnu par le client quelle que soit le fournisseur). Des identifiants différents à gérer pour le client constituent le premier frein au suivi des équipements de protection ainsi qu’à l’accès aux informations des EPI. C’est particulièrement important pour les EPI de catégorie 3, notamment ceux qui sont soumis à un contrôle réglementaire annuel.

Dans les faits, ces EPI sont identifiés par le client à réception pour suivre la réalisation des contrôles réglementaires avec les organismes accrédités. Mais il est également important d’identifier les autres EPI, si on veut en assurer une bonne gestion dans le temps. Depuis la mise en application du règlement Européen 2016/425 (applicable depuis le 21 avril 2019), les EPI doivent avoir un AET (autorisation de mise sur le marché) de moins de 5 ans. Ce suivi nécessaire englobe donc tous les EPI utilisés par l’entreprise.

Le parallèle avec la communication des informations sur le bon usage des EPI par le service QHSE renforce la nécessité d’avoir une identification et un suivi de tous les EPI. Avoir un marquage avec un identifiant uniformisé sur chaque équipement à du sens, d’autant plus s’il permet de prendre connaissance de la notice CE et de vos recommandations de bon usage. C’est possible d’utiliser la technologie du QR Code pour accéder à ces informations en utilisant la caméra d’un smartphone.

Pour plus d’informations sur les bonnes pratiques pour identifier ses EPI, vous pouvez consulter le guide ID SAFETY élaboré par GS1.

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